mardi, janvier 30, 2007

FAIRE FACE À LA CRITIQUE ET BIEN LA GÉRER


Première partie

La critique est inévitable lorsqu’on assume un rôle de leadership. Nous voudrions bien l’éviter, mais elle est une partie intégrante de la nature humaine. Lorsque nous sommes en désaccord, au lieu de nous exprimer dans la franchise et l’amour, la nature pécheresse de l’homme nous amène à critiquer. Ordinairement cette critique se fait rarement avec les bonnes personnes ni de la bonne manière. Dans le pastorat, il nous faut apprendre à y faire face et à la gérer correctement et bibliquement. Elle peut soit nous détruire, nous décourager, nous arrêter, ou nous construire et nous aider à grandir spirituellement.

Aussi loin qu’on peut remonter dans la bible, la critique est omniprésente :
¨ Caïn n’était pas content de ce que Dieu regardait favorablement l’offrande d’Abel et ne regardait pas bien la sienne. Il se vengea sur son frère et quand il fut puni, il n’était pas d’accord avec la punition de Dieu, la trouvant trop sévère. (Gn 4.1-15)
¨ Les frères de Joseph le critiquèrent à cause de ses rêves et se vengèrent de lui. (Gn 37).
¨ Les Juifs critiquèrent Moïse lorsqu’ils furent dans le désert.

Une grande vérité : « Nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin que cette grande puissance soit attribuée à Dieu, et non pas à nous. » (2 Co 4.7)

Nous sommes des vases de terre!
— Nous ne sommes pas des héros super puissants,
— Nous ne sommes pas des supers leaders,
— Nous ne sommes pas inatteignables,
— Nous ne sommes pas des supers pasteurs,
— Nous sommes fragiles, atteignables,
— Les critiques ont cette puissance de nous faire mal, nous humilier et nous décourager.

« Nous sommes pressés de toute manière, mais non réduits à l’extrémité ; dans la détresse, mais non dans le désespoir ; 9 persécutés, mais non abandonnés ; abattus, mais non perdus ; 10 portant toujours avec nous dans notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre corps. 11 Car nous qui vivons, nous sommes sans cesse livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre chair mortelle. » (2 Co 4.8-11)

Seuls, par la puissance de la chair, nous sommes trop fragiles pour faire face à la critique, mais par la grâce de Dieu, nous pouvons y survivre et même en sortir raffermis. Gloire à Dieu, notre faiblesse n’est pas fatale. Placée sous la grâce et la puissance de Dieu, elle peut devenir une occasion de le laisser transparaître à travers nous et de le glorifier.

Mais avec la critique vient la grâce de s’en sortir

Comment réagir? Rappelons-nous certaines vérités fondamentales :

À travers la critique, Dieu a un but pour ma croissance
À travers la critique, Dieu désire se révéler à ceux qui nous regardent
Parfois c’est à travers la critique que Dieu choisit de démontrer sa grandeur

Inspiré d’un travail du Pasteur Gilles Lapierre.

À suivre

François

vendredi, janvier 26, 2007

Mais où se trouve ce livre sur la TERRE...



En histoire comme en théologie, la recherche d’ouvrages et de livres s’avère cruciale lorsque l’on veut approfondir notre connaissance d’un sujet précis. Le temps et les budgets ne sont pas toujours disponibles pour nous permettre d’acquérir certains volumes dispendieux. Nous trouvons sur le net, Worldcat, un catalogue de livres classés par bibliothèques du monde entier.

Ce moteur de recherche est un outil qui s’avère utile pour nous aider de localiser des ouvrages récents ou d’antiques perles. On peut, par exemple, localiser un livre rare comme « Le Bouclier de la Foi» de Pierre du Moulin (1568-1658), ouvrage rédigé au 17e siècle. Grâce à Worldcat, j’ai appris que l’université McGill à Montréal en possède un exemplaire.

Cette recherche sur internet donne la liberté de choisir entre un achat ou un emprunt. Personnellement, j’utilise aussi Worldcat pour dresser une liste d’ouvrages sur un auteur particulier, établir une bibliographie exhaustive, planifier une visite ciblée dans une de nos universités québécoises…

Cet outil fait dorénavant partie de mon processus de recherche. Les Bibiothèques de l’Université de Montréal, de Concordia, de McGill et de Laval sont certainement les plus accessibles pour les gens de Montréal, à moins que vous ne soyez prêts à vous déplacer en Europe. Si vous allez en Suisse, laissez-le moi savoir...




Stéphane

mercredi, janvier 24, 2007

Évangélisation avec ou sans référence culturelle ?


Paul a parfois cité des poètes grecques lorsqu’il a proclamé l’Évangile. Il avait la capacité de construire son message, en se plaçant dans la peau de son auditoire.

Je vous partage une bonne piste pour donner plus de pertinence à votre prochain message d’évangélisation. La revue « L’Actualité » dans son numéro spécial de 2006 intitulé « 101 mots pour comprendre le Québec » avait un article qui a pour titre « Les Québécois en 10 adjectifs ».

Je vous énumère les adjectifs: fier, hédoniste, bouillant, individualiste, insouciant, tolérant, grégaire, enraciné, prudent, macho. Voilà une table bien mise pour annoncer l’Évangile à ceux qui sont devant nous tous les jours.

J’y vois des dizaines de pistes que cet article nous ouvre pour annoncer le salut. À vous d’être créatif et de faire comme Paul à Athènes.

François

lundi, janvier 22, 2007

Le petit catéchisme dépoussiéré...

« Ces commandements, que je te donne aujourd’hui, seront dans ton cœur. Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu seras dans ta maison… »

Au Québec, le catéchisme a mauvaise presse. En effet, ce mot a toujours des résonnances d’endoctrinement catholique. Et, comme la société québécoise estime s’être libérée du joug de l’Église romaine, les chrétiens évangéliques ne songeraient jamais à utiliser un catéchisme dans l’instruction chrétienne de leurs enfants. Mais, il s’agirait d’une grave erreur provenant d’une méconnaissance de l’histoire de l’Église protestante, et de l’Église en général.

L’Église de Jésus-Christ se sert depuis toujours de catéchismes ou d’outils semblables pour communiquer aux nouveaux croyants et aux enfants les doctrines essentielles.

Mais ce sont les réformateurs protestants qui ont introduit le catéchisme sous forme de questions et réponses. Martin Luther nous donne son catéchisme en 1530, inspiré par Chrysostome qui voyait la famille comme une petite église où le père était responsable de l’instruction chrétienne.

Ne pourrions-nous pas en faire usage à notre tour, afin de meubler l’esprit de nos enfants d’une pensée biblique solide?

Dans mon prochain article, je vous présenterai quelques catéchismes protestants disponibles et vous partagerai notre expérience familiale.

Yanick

lundi, janvier 15, 2007

Excellente ressource sur les finances!



Merci François de nous exhorter à enseigner sur les finances. Voilà deux ans, j’ai lu un ouvrage en anglais sur le sujet, et j’ai découvert voilà quelques mois qu’il a été traduit en français.

Il s’agit du livre « Neither poverty, nor Riches » écrit par Craig L. Blomberg, et publié en français par les éditions Excelsis, sous le titre de « Ne me donne ni pauvreté, ni richesse ».

L’auteur fait un excellent travail pour développer une théologie biblique de l’argent, et non seulement de l’argent, mais aussi des biens matériels.

Et, j’ai aussi apprécié le fait que l’auteur ait choisi de terminer le livre en partageant leur expérience personnelle, comme famille.

Voici ce que D.A. Carson en pense :

" On a subject as sensitive as this one, it is extraordinarily rare to find balance and prophetic voice rolled up in one. In my view, this is now the best book on the entire subject."

Vous pouvez être assurés de bien investir votre temps et votre argent en vous le procurant!

Yanick

L'Église parle-t-elle trop d'argent ou pas assez?



Le fameux sujet de l’argent

À l’Église de Saint-Hyacinthe, nous donnons généralement des cours aux adultes, et nous accueillons habituellement une quinzaine d’élèves. Cette session, j’offre un cours qui s’intitule : une gestion biblique de nos ressources financières. Croyez-le ou non, un peu plus de 40 personnes se sont inscrites! Après le premier cours hier soir, une dizaine d’élèves sont restés pour me questionner et partager sur ce qui avait été enseigné. Mon collègue et moi sommes très reconnaissants à Dieu de nous avoir lancés sur cette piste.

Dans le cours il y a un volet théologie des finances, ainsi qu’un volet pratique où nous verrons comment faire un budget et y être fidèles. Il y a même des pères de famille qui sont présents avec leurs ados pour leur transmettre, par ce cours, une bonne théologie et un bon départ dans la vie. J’ai dit à mes élèves que je serais exigeant. Je ne veux pas qu’on se laisse influencer par la pensée du monde, mais que notre intelligence soit renouvelée par les hauts standards des déclarations de Christ à ce sujet.

Pourquoi est-ce que je vous partage cela? Et bien, je me suis dit que ce sujet semble être un besoin pour les chrétiens québécois. Le monde nous a atteints par son matérialisme plus qu’on ne veut l’admettre. Je vous encourage à faire de même et donner un cours sur ce sujet à votre église.

François

jeudi, novembre 30, 2006

Le film "La nativité"

Hollywood nous offre à nouveau un film inspirée des Saintes Écritures.

Il sera en salle la semaine prochaine. Et, nous nous posons chaque fois les mêmes questions: Est-ce je vais le voir? Va-t-on mépriser une nouvelle fois la révélation?

Bien que moi-même, je ne l'aie pas vu encore, un frère que j'admire pour sa foi et son orthodoxie, Al Molher a assisté à sa projection. Il estime

Suggestions-cadeaux de François


Bonjour à nos lecteurs,

Voici mes suggestions de cadeau pour Noël 2006

Je vous présente d’abord mon album de musique préféré pour 2006. Il s’intitule « All Things New » de Steven Curtis Chapman.

Pour tous ceux qui apprécient les principes apportés par John Piper, cet album est à propos. L’auteur met en chanson le principe d’une vie vécu à la gloire de Dieu. C’est touchant et profond.



Pour ma lecture française de l’année, je retiens
« La Case de l’Oncle Tom », de Harriet Beecher Stowe.

Cet ouvrage intéressant à lire, nous édifie dans notre apprentissage à vivre l’Évangile. Voyez ce que nous en avons dit sur le blogue précédemment.






Pour ma lecture anglophone de l’année : J’y vais avec le livre
« How People Change » de P. D. Tripp et T. S. Lane.

C’est, à mon avis, le livre qui explique le mieux ce qu’est la croissance chrétienne. Que signifie être changé de gloire en gloire pour notre Dieu. Ce livre éveille en nous une appréciation du Sauveur et nous donne de façon pratique les chemins qui mènent vers la sanctification. Vibrant, simple, accessible, pour tous.

François

vendredi, novembre 24, 2006

Aidez-le à vaincre le péché pour Noël !


Voilà une belle suggestion de cadeau.

Un vieux livre pour nous aider dans un vieux combat. Nous avons encore quelques trucs à apprendre de ces « vieux singes », pardonnez l’expression pour parler de pères dans la foi. Mais comme, je lis actuellement « The Reformed Pastor » de Richard Baxter, je dois m’incliner, ces chers puritains ont bien des choses à nous apprendre.

Il nous faut pourtant reconnaître que les siècles qui nous séparent de ces frères peuvent rendre la lecture un peu ardue. Et, je me suis laissé dire que John Owen n’était pas un théologien des plus accessibles, alors que diriez-vous d’un coup de pouce de John Piper, Justin Martin et Kelly M. Kapic pour vous aider à découvrir un des grands classiques sur le sujet de la sanctification?

Voici une citation de John Piper, tirée de la préface du livre :

“As I look across the Christian landscape, I think it is fair to say con­cerning sin, ‘They have healed the wound of my people lightly’ (Jer. 6:14; 8:11, ESV). I take this to refer to leaders who should be helping the church know and feel the seriousness of indwelling sin (Rom. 7:20), and how to fight it and kill it (Rom. 8:13). Instead the depth and complexity and ugli­ness and danger of sin in professing Christians is either minimized—since we are already justified—or psychologized as a symptom of woundedness rather than corruption. This is a tragically light healing. I call it a tragedy because by making life easier for ourselves in minimizing the nature and seriousness of our sin, we become greater victims of it.”

John Piper, Préface (p. 11)

Overcoming Sin and Temptation.- John Owen [1616-1683]
462 pages, 17$ Can..
Merci à Tony S. Reinke pour cette suggestion de cadeau sur son excellent blogue The Shepherd’s Scrapbook.

Yanick

samedi, novembre 18, 2006

Professeur, oui oui, je l’ai vu, il a copié le sermon de son voisin !

Un article fracassant dans le Washington Post…

Chers amis prédicateurs,
Auriez-vous déjà, un vendredi matin, d’une semaine surchargée, pris un petit raccourci en plagiant un sermon sur le web? Non, non, ne changez pas de site internet, souffrez encore quelques lignes je vous prie.

Et, pour vous encourager, je passerai le premier au confessionnal. Oui, je me suis déjà largement inspiré d’un sermon trouvé sur le net, sans même citer mes sources le dimanche matin. Honte à moi! Je me suis, depuis lors, repenti de telles pratiques.

Je m’explique, j’estime légitime de s’inspirer d’autres sermons, tout comme nous nous servons de commentaires bibliques. Cependant, ceci ne doit pas se faire au détriment d’un véritable travail d’étude de la Parole. Nous nous devons de consacrer des heures à lutter avec le texte pour nous l’approprier, et pour chercher comment en communiquer les richesses à l’assemblée. Et tout cela, sans compter le temps passé à genoux à demander au Seigneur de nous donner son message, son application spécifique pour notre vie et pour l’Église que nous servons.

Et, je crois qu’il peut même être utile, exceptionnellement d’apporter à l’assemblée une prédication préparée par un héros de la foi. Certains prédicateurs comme Charles Spurgeon ont réalisé de véritable chef d'oeuvre à partager, mais certainement jamais sans en rendre tout le crédit à l’auteur.

L’appel que j’ai reçu du Seigneur est d’enseigner et de conduire son peuple. Le Conseil des Anciens et l’assemblée que je sers, s’attendent de moi que je consacre ces heures laborieuses à étudier, à prier et à écrire pour la conduire dans la Parole de Dieu.

Cette pratique de plagiat, est si discutable qu’elle s’est retrouvée dans le Washington Post, qui en a fait ses choux-gras.

Tim Challies, sur son Blogue, toujours très intéressant, nous présente cet article, et fait un brillant plaidoyer en faveur d’une éthique pastorale qui semble par moment en péril.

Faites-moi part de vos commentaires.

Yanick

vendredi, novembre 17, 2006

Les protestants français, martyrs de la Réforme!


Connaissez-vous l’Histoire protestante française?

En photo, découvrez un peu de ce riche héritage.

Ce site vous conduira à des centaines de liens intéressants vers l'histoire protestante francophone.

(Adieux de Calvin au syndic de Genève - Musée Calvin)


Musée Virtuel du Protestantisme Français

Yanick

jeudi, novembre 16, 2006

Votre enseignement repose-t-il sur des mythes?


Il est si facile de tomber dans toutes sortes de pièges lorsqu'on enseigne la Parole de Dieu. Un des facteurs est certainement le fait que nous ayons été éduqués dans le système scolaire classique, dans lequel un spécialiste dispense sa science à des néophytes.

Et, nous avons tendance à reproduire, précisément le même modèle dans nos églises, peut-être sans avoir tout d'abord pris le temps d’étudier le modèle de Jésus. Rappelons-nous qu’il a formé 12 hommes pour le ministère, sans locaux, sans budget, sans bibliothèque, étant constamment débordé, et en déplacement continuel! Comment s’y est-il pris?

Voici, je vous présente donc, huit mythes concernant l'éducation, afin de nous amener à réfléchir, et voir si nous ne pourrions pas apprendre davantage de la méthode de Jésus.

Huit mythes qui nuisent à la formation au sein d’une église locale :

« L’apprentissage n’est qu’un transfert d’information ».
« Enseigner c’est dire ».
« La compétition favorise l’apprentissage ».
« L’enseignant doit prendre ses distances de ses élèves sur le plan social».
« L’enseignement, sans un cadre rigide, nuit à l’apprentissage ».
« L’apprentissage est une activité solitaire ».
« L’apprentissage donne de meilleurs résultats, lorsqu’il est vécu au sein d’élèves présentant un profil similaire ».
« Établir un horaire et un environnement de classe favorise l’apprentissage ».

Faites-moi part de vos commentaires.

François

jeudi, novembre 09, 2006

L'apôtre Paul, savait-il vraiment ce qu'il faisait?


Et, si l'on essayait sa méthode missionnaire pour faire changement...

J’assiste présentement à un colloque sur une stratégie d'expansion de l'Évangile par la formation d'ouvriers, et l'implantation d'églises. Le colloque est à Ames en IOWA et est organisé par BILD international. Fascinant! Après avoir démontré que la stratégie missionnaire de Paul dans les Saintes Écritures n'est pas simplement une méthode culturelle, mais une stratégie normative, nous avons discuté en petit groupe cherchant la réponse à la question suivante : pourquoi l'église du 2e et 3e siècle n'a-t-elle pas poursuivi ce modèle? Une des réponses qui est ressortie, est que lorsque le mouvement de croissance, observé dans l’Église partout dans l’Empire, a vécu une croissance exponentielle, il a fallu mettre une structure en place.

Malheureusement, les hommes qui occupaient les positions « d’évêques» ont surveillé la doctrine, mais n'ont pas poursuivi le mandat biblique de former d’autres leaders, et de plus, ils n'ont pas encouragé les églises à garder les fondements essentiels de la stratégie missionnaire de Paul. Ainsi, les nouvelles générations de leaders ont fondé une nouvelle tradition selon le modèle d'Alexandrie plutôt que celui d'Antioche (Actes 13-14).



Quels sont donc les fondements de la stratégie missionnaire de Paul dans les Écritures?

Nous l’appellerons la tradition d'Antioche:
1. Une transmission complète de L'Évangile.
2. Une formation intentionnelle des leaders.
3. L'établissement d'équipes missionnaires ( ex. Paul et ses collaborateurs).
4. Des hommes qui veillent sur la saine doctrine (Actes15).
5. L'implantation d'églises.L’association d'église dont nous faisons partie est sur le point de vivre une autre croissance, ferons-nous les mêmes erreurs que les croyants du 2e et 3e siècle?

Il nous faudra nous assurer de mettre en place, non seulement des hommes doués en administration, mais aussi aguerris à la méthode missionnaire de Paul. Sinon la tradition d’Alexandrie qui mettait l'accent sur la connaissance et la structure organisationnelle, plutôt que sur la formation et la vision missionnaire, nous emportera à notre tour.

Si vous désirez étudier sérieusement les traditions qui ont pris place dans les 3 premiers siècles, je vous recommande l'ouvrage de Justo Gonsalez, « Christian Tough Revesited ».

À suivre…

François

mercredi, novembre 08, 2006

Dans la foulée du scandale, les priorités d’un pasteur…

Les révélations des derniers jours concernant Ted Haggard ont su troubler bien des chrétiens, et surtout bien des pasteurs qui se sont sentis très fragiles.

Après la colère, après la pitié, j’ai prié le Seigneur de me garder de tomber ainsi.

Chers frères, et spécialement ceux qui servez dans le ministère pastoral, j’aimerais vous encourager avec ce chapitre d’un livre à paraître chez Crossway. Il s’agit d’un message apporté par C.J. Mahaney sur les priorités du pasteur.

Un excellent message, apporté par un homme qui a su faire de la croix et de l’humilité deux grandes priorités dans sa vie.

Ps Vous êtes encouragés à l’imprimer et à le partager avec les dirigeants de votre assemblée. Il s'agit d'une permission spéciale de l'éditeur. Merci à Tim Challies.

Par sa grâce seulement,

Yanick

"Grace Infinie": Sa vie est encore plus édifiante que son cantique!

Connaissez-vous John Newton?

Ancien esclavagiste, il rencontra un jour Jésus-Christ, découvrez la suite sur Mp3.

Iain Murray est un prédicateur et un historien édifiant et passionnant. Je dois, pourtant vous avertir que la qualité du son est pour le moin douteuse.

Ps. Que l'Esprit vous donne la moitié de la passion de John Newton, et votre entourage rendra Gloire à Dieu!

Ps. Venez découvrir d'autres ressources Mp3, ici.

Yanick

lundi, octobre 30, 2006

Mais comment vivre la sanctification?


Quel chrétien n'aspire pas à des changements dans sa vie chrétienne, une croissance, une plus grande obéissance ?

On recherche alors si souvent des solutions, des trucs, des méthodes, des thérapeutes, mais aurions-nous oublié l'essentiel ?

Les vrais changements ont leurs origines dans L'Évangile de Jésus-Christ. Nous l'avons compris pour notre salut, mais l'avons-nous compris pour notre sanctification ?

Lisez cet article de Joshua Harris, en publié le 25 octobre, il est excellent. Il propose le livre de Jerry Bridges, je vous propose en duo le livre intitulé "The cross-centered life ".

François

jeudi, octobre 26, 2006

Humilité, Résumé du livre "Humility" de C.J. Mahaney

"Humility" Multnomah Publishers (October 2005)
Voici un résumé des chapitres 5-7. Les autres suivront dans d'autres articles.
Que ce résumé puisse vous motiver à rechercher cette vertu oubliée qu’est l’humilité. Mahaney nous dit que cette vertu attire sur nous un regard favorable de la part de Dieu. Ésaïe 66.2

Dans notre vie quotidienne, afin de vivre l’obéissance à Christ, si notre plus grand ennemi demeure l’orgueil, notre plus grand allié est l’humilité. Notre défi : Affaiblir notre ennemi, et fortifier notre allié. Nous devons être proactifs dans notre lutte contre l’orgueil, et ne pas en rester à un simple souhait.

Voici une liste d’outils à la portée de tous :

1. Méditer la splendeur de la croix de Christ : C’est l’une des plus importantes habitudes.

- Me rappeler chaque jour de l’œuvre que Christ a accompli en ma faveur. Ramenant à mon souvenir ce que j’étais avant cette mort subie à ma place, et me rappeler que ce je suis aujourd’hui est le fruit de cette crucifixion. - Chanter des cantiques qui décrivent l’œuvre du Dieu de gloire qui est venu sur cette croix pour moi. Lui juste, pour des injustes. Notre réelle grandeur ne se mesure qu’à la croix, nous dit John Stott. Comment demeurer arrogant quand nous nous tenons devant la scène de la croix?

Suggestion de Lecture : « La croix de Jésus Christ ».- John Stott

2. Chaque matin : Commencez votre journée en exprimant à Dieu votre dépendance à son égard et votre besoin entier de Dieu.

Il faut prendre l’initiative, choisissant de nourrir notre pensée de la nourriture de Dieu. Vous connaissez peut-être la citation de Lloyd-Jones que je résumerai ainsi : « la plupart de nos manques de joie sont liés au fait que nous préférons nous écouter, plutôt que de nous parler à nous-mêmes.


3. Choisissez dès le début de la journée d’exprimer votre gratitude envers Dieu

La reconnaissance est un sol sur lequel l’orgueil pousse difficilement (Michael Ramsey).

Plus vous serez reconnaissant envers Dieu tout au long de votre journée, plus vous conduirez des personnes à faire de même. Demandons à Dieu que ce soit notre cas. Il nous faut être constamment en train de méditer la grâce de Dieu à notre égard et lui être reconnaissants. Reconnaître chaque jour que la grâce que je reçois est, en effet, une grâce imméritée.

Une personne ingrate est en fait, une personne orgueilleuse.

4. L’importance du temps avec Dieu chaque matin

Nous avons tous tendance à nous lever et nous croire autosuffisants. Nos disciplines spirituelles du matin nous rappellent notre dépendance de Dieu.

5. La mémorisation des Écritures

C’est une manière fascinante de se parler plutôt que de s’écouter. C’est une exposition à la vérité. Prenez “vos pertes de temps” pour le faire. Ex. L’aller-retour pour le travail!

6. Chaque jour, déchargez-vous de tous vos soucis.

1 Pierre 5.6 -7

Pierre nous dit comment nous humilier, soit en nous déchargeant sur Dieu de nos soucis, nous lui avouons ainsi nos incapacités, notre dépendance et nous retrouvons alors la paix et la reconnaissance. L’orgueil est la racine de nos inquiétudes.

Soyez vigilant à cet égard, dès que vous ressentez un souci, allez devant Dieu afin qu’il s’en charge à votre place.

Dites-vous que nous sommes comme une perceuse à pile et non avec fil. Ainsi, nous devons répéter ces disciplines chaque jour, pour recharger nos piles et pouvoir vivre une journée pour la gloire de Dieu.

Le combat quotidien est pour nous une occasion voulue de Dieu pour que nous apprenions à vivre en dépendance de Lui.

7. Finir la journée en glorifiant Dieu

La fin de la journée est le moment, par excellence, pour revisiter notre journée et accorder le crédit à Dieu de toutes les grâces reçues.

N’est-ce pas préférable à anticiper les défis du lendemain.

Chaque fois que je proclame être l’auteur de faits et gestes qui sont en réalité des dons de Dieu, je me rends coupable de plagiat! Je prends le crédit d’une œuvre qui n’est pas mienne.

Remerciez Dieu pour le don du sommeil. C’est aussi une grâce de Dieu et, il nous faut le remercier pour ce don qui nous sert à renouveler nos énergies. C’est un moyen pour nous de réaliser notre état de dépendance envers Dieu. C’est une occasion pour nous de dire, je suis la créature et, tu es le Créateur.

8. Étudier les attributs de Dieu, la grâce de Dieu, étudier sur le péché

Lire des livres qui exposent les attributs de Dieu, nous permettra de réaliser qui nous sommes et qui est Dieu. Cette habitude nous aide à cultiver notre humilité. Edwards a dit que c’est au ciel que nous réaliserons encore plus notre différence d’avec Dieu. Lisez des livres qui démontrent et expliquent la grâce de Dieu envers nous. Prenez, par exemple, la doctrine de l’élection. Lisez sur la justification, la rédemption… Lisez des livres qui parlent de la doctrine du péché, ses effets sur nous.

Un manque de sensibilité à l’égard du péché explique souvent notre manque d’appétit pour la parole, la prière, et l’église.

Lectures suggérées :
“Sin and Temptation”.- John Owen
“Saved by Grace”.- Anthony Hoekema
“Systematic Theology”.- Wayne Grudem

François


vendredi, octobre 20, 2006

Il est parti pour la gloire!


Hier, le maître est venu rappeler son serviteur dans sa sainte présence. M. Jean Mercier, qui avait passé le cap des 75 ans, et plus de 40 ans de vie chrétienne, a été rappelé auprès du Seigneur. Ce frère m’a enseigné mon premier cours au tout début de ma vie chrétienne. J’allais chez lui et nous passions 5-6 heures chaque samedi, à faire ensemble le « Maître et son disciple ».

Jean Mercier a été un pionnier-laïc au sein de l’Association des Églises Baptistes Évangéliques du Québec. Catholique engagé, il s'est converti et a donné sa vie au Seigneur autour des années 1965, et est devenu un fervent étudiant de la Bible, un évangéliste engagé, et un dévoué serviteur de Christ. Et, jusqu’au dernier moment de son pèlerinage ici-bas, il a été consacré à prêcher Christ !

Que Dieu nous donne un amour et zèle semblable pour sa Parole et pour son Évangile !

Yanick

(Camp des Bouleaux 1967: En observant bien, vous y trouverez, M. Gazdik, M. Beau, M. Cotnoir, M. Marcoux, M. Malloux, Marianne PetitClair, M. Alexanian, et au centre ce cher M. Mercier)

jeudi, octobre 19, 2006

Conférence de John Piper à Longueuil

Un vrai délice!
Il y a trois jours que la conférence de John Piper à Longueuil est terminée et mes pieds ne touchent pas encore le sol!

Quel plaisir ce fut de plonger ainsi dans la Parole de Dieu! Décidément, ce frère a reçu un don à la gloire de Dieu pour exposer la Parole avec passion et vérité.

John Piper a su nous rappeler que Dieu est l’objet premier de toute la Création. Cet univers magnifique n’a pas premièrement pour but le bonheur de l’homme, mais la gloire de Dieu. Bien au contraire, notre bonheur se trouve dans la contemplation de la gloire de Dieu, quelles que soient les circonstances que nous traversons.

John Piper enseigne la doctrine de la Parole connectée à la réalité de tous les jours, tout comme ses héros puritains savaient le faire, les Jonathan Edwards, John Owen et autres.

Et, des puritains, il a aussi hérité une foi exigeante et profondément passionnée de Dieu.

Plus de 750 personnes, vendredi soir, sont venues entendre son appel à la jeunesse à prendre des risques pour la gloire de Dieu. M. Piper nous a rappelé la foi courageuse d’Esther « j’entrerai chez le roi, malgré la loi, et si je dois périr, je périrai ». Je crois que nous découvrirons dans les années à venir les jeunes hommes et jeunes femmes que le Seigneur a appelés à son service, ce soir-là.

C’est auprès de tels frères que nous trouverons une doctrine solide et une foi contagieuse !

Voici les titres de ses livres traduits dernièrement, vous pourrez vous les procurer respectivement chez SEMBEQ et Diffusion-Vie: « Prendre plaisir en Dieu malgré tout – le combat pour la joie » et « Les Plaisirs de Dieu »

Soli Deo Gloria

Yanick

lundi, octobre 16, 2006

Les dés ne sont pas "piper"

Il s'agit bien sûr d'un jeu de mot avec le nom du dernier conférencier de SEMBEQ John Piper. Bien au contraire, rien n'était faux lors de la dernière conférence à Longueuil, puisque ce que nos oreilles ont entendu était si vrai et si beau. Aucune frime, au contraire la parole de Dieu prêchée dans toute sa gloire et sa puissance.

Combien j'ai réalisé que ma vision et ma compréhension de Dieu est infiniment petite. Voilà pourquoi les choses de cette vie prennent une si grande place. Aide-nous Seigneur à voir ta gloire et ta grandeur afin que notre joie déborde et que nous soyons remplis de Toi pour les autres.

Je vous encourage à vous procurer les CD de cette conférence. Vous pouvez les commander auprès de SEMBEQ.

François